Cheminer avec la permaculture

La permaculture, je suis tombée dedans en 2014. Comme de nombreuses personnes, c’est à travers la technique des buttes que je l’ai rencontrée.

Armée d’huile de coude, j’ai enterré du bois, ajouté de la matière organique, façonné le monticule avec la terre du terrain. Un bon gros travail physique ! Cette technique chez moi s’est soldée par un lamentable échec pour mon sol plutôt sablonneux : énormément de travail, un buffet à volonté pour les campagnols et les limaces et une entorse de la cheville.

C’est en suivant des formations que j’ai compris que la permaculture, ce n’était pas une somme de techniques additionnées mais bien une approche systémique globale. Les techniques sont des outils au service d’un projet, d’une personne et non pas le contraire. Ainsi, ce qui fonctionne chez moi, ne fera peut-être aucun sens chez vous.

J’ai commencé à me former en participant à un stage d’initiation en 2015 organisé par la Maison Verte, dans un lieu où un projet d’accueil d’enfants dans une ferme était en train de germer. C’était passionnant de commencer à élaborer un design. Tellement de notions nouvelles et une approche non académique tellement inspirante.

Dans la lancée, j’ai suivi 5 jours de stage « Jardiner en climat froid et humide avec une approche appliquée à la permaculture » organisé par Bernard Alonso, et Josiane Goepfert, la fabuleuse jardinière d’un Potager d’une curieuse, à Froidevaux dans le Doubs. Ce qui m’a le plus marqué, c’est les principes de permaculture humaine qui ont été amené los de ce stage. La permaculture, ça ne concerne pas que le sol, mais donc aussi les humains !

En 2015, j’ai démarré un Certificat de Design en Permaculture à Ecojardinage à Bex. Cette formation de 72 heures (minimum) a été conçue par les inventeurs de la permaculture David Holmgren et Bill Mollison. Sa structure efficace est toujours reprise et propagée par des enseignants dans une vision commune, partout sur la planète.

Comme 72h ne suffisait pas à étancher ma soif de curiosité, j’ai choisi de faire ce diplôme par modules sur 3 ans, soit un total de 23 jours qui m’ont permis d’approfondir de nombreuses thématiques: soin aux plantes, vie du sol, petit élevage, processus de design, apiculture, jardin-forêt, gouvernance partagée… et de les intégrer au fur et à mesure de ma pratique au jardin.

Suite à l’obtention de ce CDP, j’ai décidé de poursuivre un Parcours d’Apprentissage dans l’Action avec l’Académie Suisse de Permaculture. C’est un système d’auto-formation alternatif aux systèmes conventionnels où, à on met en relation pratique et théorie permacole. Chaque apprenti.e conçoit son propre PAA qui aura la durée de minimum deux ans, pendant lesquels est tenu à appliquer la permaculture dans sa vie et à faire pratique de design.Les présentations entre pairs faites lors des journées des apprentis permettent d’avoir un retour sur ses pratiques et permettent de faire dialoguer son cheminement avec la théorie, afin de mesurer si on est bien en phase avec nos valeurs ou au contraire de se remettre en question. A chaque fois, un esprit extrêmement bienveillant prédomine et les nombreuses pistes données par les collègues nous aident à avancer.

Dimanche 12 juin dernier, j’ai eu le plaisir de présenter à la commission d’accréditation mon travail de fin de parcours d’apprentissage actif de design appliqué en permaculture, sous mon cerisier à l’ombre du soleil. C’était très émouvant d’achever ce processus et d’avoir une dernière fois l’occasion d’obtenir des retours constructifs sur mon propre travail. Cette magnifique journée s’est soldée par l’obtention de mon diplôme de Designer appliqué à la permaculture.

Je me réjouis de continuer à tenter d’essaimer les principes de la permaculture partout où c’est possible, dans vos projets les plus fous !

Cet article a 2 commentaires

  1. Cédric

    Bravo Élodie !!!
    Bravo pour ta persévérance, ton enthousiasme et l’envie que ça donne de s’y mettre !

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